« NOU LA », une première conférence réussie à St-Marc

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Jeudi 25 novembre 2021, journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, première conférence de la série « NOU LA » de la campagne Fòk Yo La.

Dans la ville de Saint-Marc, deuxième vile du département de l’Artibonite, la nouvelle a été répandue comme une traînée de poudre. Étendu sur une surface de 400m2 pouur 350 à 400 sièges assis, l’Auditorium du Collège la Muse est rempli à ras bord. Il accueille une quinzaine d’organisations et 300 personnes environ dont 80% de femmes, 20% d’écolier-e-s, 1% de personnes à mobilité réduite, 30% de jeunes et  3% de personnes âgées.

Grand-e-s et petit-e-s, jeunes et vieux-illes, professionnel-le-s et écolier-e-s, riverains, paysan-e-s, personnes en situation d’handicap, représentant-e-s des organisations locales et communales, représentant-e-s du secteur Vaudou, ont payé de leur présence une conférence enrichissante sur l’intégration des femmes dans les postes électifs, ce jeudi 25 novembre 2021, au Collège La Muse, à Saint-Marc .

Dans le cadre d’ un génératreur d’idées sur la parité, chaque personne a essayé d’ajouter sa voix en guise de contribution afin de trouver ensemble des solutions à l’absence des femmes en politique; ce qui d’ailleurs est le thème retenu pour la série de conférences « NOU LA ». Lancé par un panel composé de Dina Charles, avocate au barreau de St-Marc et Présidente de la Rotary Club de St-Marc, de Jonas Nazaire, avocat du barreau de St-marc, Professeur et vice-président de la plate-forme communale de ST-Marc (PFSCSM) et de Eline Medastin, enseignante, journaliste, ancienne secrétaire générale de l’organisation des femmes de St-Marc, le débat s’accentue sur les thématiques clés de la campagne:  Fanm yo pa la ase, Fanm kapab, Fanm yo dwe la.

Un public très réceptif

Le public était réceptif, réactif et très enthousiaste. Très vite, l’intérêt s’est transformé en une vraie volonté de participer à la transformation des choses et de changer la tendance qui est toujours en faveur du sexe masculin quand il s’agit de la prise de pouvoir. Les commentaires et les questions pleuvaient de partout. Entre des jeunes écolières qui estiment qu’elles même sont victimes d’un système qui priorise les hommes quand il s’agit de la chose publique et des vieillards qui espèrent voir un nouveau jour avant de quitter cette terre, l’ambiance était joviale, détendue et surtout très édifiante.

Les participant-e-s ont manifesté le besoin de perdurer cette série d’activités qui a duré 5 heures, de 9hr 30 à 13hrs30.

La nécessité d’une suite

« Il est très important que cela ne reste pas là, il faudrait continuer à organiser d’autres activités de ce genre pour sensibiliser un plus grand nombre de personne », «  St-Marc ouvre grand ses portes à tous ce qui est positif et qui porte sur le développement durable » proposent respectivement Dina Charles-intervenantes et Marc-Donald Prospère, ancien maire de la ville à deux reprises.

La démarche de Fòk Yo La est basée sur une approche participative autours de différentes activités (Table ronde, discussion animée, chant collectif, Sketch, théâtre de rue, échange, et présentation de la campagne FYL) dans laquelle toutes personne sans prétention de catégorie serait en mesure comprendre, d’appréhender, d‘en apporter leur contribution et de pouvoir échanger sur diverses expériences. 

Plébisicite de la méthode « NOU LA »

« Cette approche permet de mieux interagir avec l’assistance et de mieux véhiculer le message. », déclare M. Eline Medastin. Les femmes doivent  participer à toutes activités qui lui semblent lui convenir. Pour cela, elles auront toujours besoin de bras pour le pousser du joug patriarcat. « Nous avons beaucoup à faire et pas assez de compétences, surtout dans les sections communales éloignées. Si FYL pouvait continuer à nous soutenir, même en proposant des formations, nous irons de l’avant et ceci, beaucoup plus vite », une responsable d’organisation de femme.

Néanmoins, le temps prédisait la pluie et des mauvais jours, et les participant-e-s n’ont pas pu venir, seulement deux tiers (2/3) des invitations ont pu venir y asster; notamment à cause des problèmes actuels de carburant. L’Auditorium du Collège La Muse – nous assurent certain-e-s participant-e-s – bien que grand, n’aurait pas pu accueillir toutes les personnes intéressées. Nous avons également note un peu de retard de la majeur partie des participant-e-s arrivant des communes éloignées. 

Trouver des solutions à l’absence des femmes en politique

Les conférences « NOU LA»sont une série de 3 conférences de la Fondation Dəclic, avec le soutien du Fonds canadien pour les initiatives loales (FCIL). Animées par des discussions et des débats inclusifs, elles invitent à trouver des solutions pour mettre fin à l’absence ou la faible participation politique des femmes haïtiennes en politique de la campagne Fòk Yo La. Elle se centralise sur les raisons de cette situation, comment elle est vécue par des femmes et ce qui doit être fait pour accroître la participation des femmes ainsi le rôle des partis politiques et de la société.

Ainsi, l’objectif de ce cycle de conférences est de développer les connaissances du public sur la problématique et d’influencer voire susciter l’implication des femmes dans la politique. Elle s’adresse d’abord aux femmes, point focal de la campagne, puis, de façon particulière, aux partis et structures politiques, les médias et les journalistes, les organisations de la société civile, les décideurs et le grand public.

Rappelons que cette première conférence de la série débute en cette journée consacrée à la lutte contre les violences faites aux femmes. « La violence que les femmes subissent au jour le jour est l’un des facteurs important qui l’empêchent d ‘être actives dans la politique » a conclu l’une des participantes en insistant sur le fait qu’il faut vraiment que ces violences cessent.

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